vous avez dit anglicismes ?


Oui, on pourrait se désoler de voir proliférer d’innombrables mots en anglais dans notre langue. Ils sont désormais omniprésents, les vilains !
La mondialisation des médias (tiens, en voilà un d’anglicisme !) a bien évidement accéléré ce phénomène.

Pourtant, ce melting-pot (mélange) linguistique ne date pas d’hier…

Si les classiques week-end, K.O, O.K, basket-ball, fair-play, sitcom, ont déjà colonisé notre vocabulaire depuis des décennies, d’autres, plus récents, irritent lorsqu’ils sont trop nombreux dans une même conversation ou un texte.

C’est peut-être justement parce qu’ils sont nouveaux (et donc pas encore complètement assimilés culturellement par toutes les générations) qu’ils restent parfois déplaisants.


Il existe deux types d’anglicismes « menaçants » :

  • les anglicismes « lexicaux ». Il s’agit d’emprunts directs d’un équivalent français par substitution. En voici quelques-uns : pitch (présentation), casting (audition), team (équipe), sponsor (mécène), cool (sympathique), coach (mentor), live (direct), deadline (limite), checker (vérifier), fake news (fausses nouvelles), burn-out (surmenage), etc.
    Ceux-là n’ont pas de réel intérêt pour enrichir les lacunes du vocabulaire français, si ce n’est leurs côtés fun (amusant), smart (intelligent) et fashion (à la mode) !
  • les anglicismes « orthographiques ». Ils génèrent quant à eux des erreurs par confusion entre le français et sa version anglaise. Exemples : connection (connexion), apartment (appartement), language (langage), baguage (bagage), express (exprès), future (futur), dependence (dépendance), hero (héros), etc.
    Comment un élève, balloté au quotidien dans les deux langues, fera-t-il pour nuancer son orthographe « natale » ? C’est une lutte sans doute perdue d’avance.


D’autres mots issus de l’anglais s’écrivent par contre, de la même façon qu’en français, réduisant ce risque de confusion (tiens, c’en est un aussi celui-là !), même si la prononciation diffère. Introduction, publication, conclusion et même Concordance… restent neutres orthographiquement pour les deux langues !


Fort heureusement, d’autres anglicismes apportent la plus-value que le vocabulaire français ne peut obtenir en un mot équivalent court : thriller (intrigue à suspense), brunch (repas intermédiaire), dealer (trafiquant de drogue à partir du mot « deal » = échange), best-seller (succès de vente), crash (accident violent), etc.


Attention également aux quiz (qui ne prend qu’un « z »), buzz (qui en a toujours deux) et autres grill (qui n’a qu’un seul « l » en français !)…


Enfin, pour les rebelles linguistiques, les vintage, les collectors, les has been, tous les locuteurs épris de la langue de Molière ainsi que les francisateurs acharnés (« francisateur » n’existe pas, même en français !), il restera quelques conversions possibles.
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Bref, restez au top et bon week-end !
(Bref, restez en forme et bonne fin de semaine !)